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Jazz et cinéma

Ce ciné-conférence est proposé à des conditions aménagées aux salles de cinéma des petites villes et villes moyennes :

  • Mise à disposition du film à des conditions aménagées (absence de minimum garanti, partage des recettes avec le distributeur à hauteur de 50 %),
  • Accès à des tarifs négociés. Quintet proposé à 1200 € TTC (tarif dégressif à partir de trois séances, 1000 € TTC).
  • Prise en charge des frais de déplacement des musiciens,
  • Mise à disposition d’un document destiné aux spectateurs sur certains titres.

LOCATION DES COPIES

La programmation et la circulation des copies sont effectuées par l’ADRC en accord avec les distributeurs. Les projections donnent lieu à une déclaration des recettes selon la procédure commerciale habituelle (billetterie CNC).

RÉMUNÉRATION DES MUSICIENS

Les musiciens (Trio Invite) sont rattachés à une structure culturelle (l’Association NEMO). Cette structure culturelle titulaire d’une licence professionnelle adresse aux salles le contrat précisant la nature des prestations fournies et des moyens mis à disposition et établit la facturation.

MENTION OBLIGATOIRE

La salle s’engage à faire figurer sur ses programmes ou supports de communication la participation de l’ADRC sous la forme suivante : «Avec le soutien de l’ADRC (Agence pour le Développement Régional du Cinéma)».

DÉCLARATION SACEM

Il appartient à la salle d’effectuer les déclarations du «Programme des œuvres diffusées» auprès de la SACEM ».


ASCENSEUR POUR L’ÉCHAFAUD (1957) de Louis Malle

France - DCP - NB - 90 mn - Distribution : Gaumont
Interprétation : Maurice Ronet (Julien Tavernier), Jeanne Moreau (Florence Carala), Georges Poujouly (Louis), Yori Bertin (Véronique)...
Compositeur de la musique : Miles Davis - Meilleur film, 1958 au Prix Louis-Delluc

SYNOPSIS

Un ancien para, accomplit le crime parfait en supprimant le mari de sa maîtresse, marchand de canons. Mais, contraint de revenir sur les lieux, il est bloqué dans l’ascenseur par une panne de courant. Sa complice l’attend en vain au café, puis passe la nuit à chercher sa trace… Entre-temps, un jeune livreur lui fauche sa voiture pour épater sa petite amie, puis panique et tue deux touristes…

SUR LE FILM

On a loué un studio aux Champs-Elysées et on s’est mis au travail, très lentement comme le font les musiciens de jazz. On est restés là de dix ou onze heures du soir jusqu’à huit heures du matin. En une nuit, on a tout enregistré et, en cela, je pense que la musique d’Ascenseur pour l’échafaud est unique. C’est l’une des rares musiques de films qui ait été entièrement improvisée. Le film en était métamorphosé. J’ai un souvenir très net de ce qu’il était, sans musique, mais quand on a attaqué le mixage final et qu’on a ajouté la musique, il a semblé décoller. Rien à voir avec la plupart des musiques de films qui soulignent et intensifient l’émotion qui est implicite dans les images ou le reste de la bande son. C’était un contrepoint, c’était élégiaque. Je suis persuadé que, sans la musique de Miles Davis, le film n’aurait pas eu l’accueil qu’il a obtenu parmi la critique et le public. » Louis Malle


SHADOWS (1959) de John Cassavetes

Etats-Unis - DCP - NB - 87 mn - Distribution : Orly Films
Interprétation : Ben Carruthers (Ben), Lelia Goldoni (Lelia), Hugh Hurd (Hugh), Anthony Ray (Tony), Dennis Sallas (Dennis)...
Compositeur de la musique : Charles Mingus

SYNOPSIS

New York, à la fin des années 50. Benny est un jeune homme révolté qui passe son temps à jouer de la trompette et à traîner dans la rue avec ses amis Dennis et Tom. Hugh tente quant à lui de faire carrière comme chanteur de jazz, tandis que Lelia nourrit le rêve de devenir écrivain. Ils vivent sous le même toit, ils sont frères et sœur, et ils sont noirs.

SUR LE FILM

« Shadows a gardé toute sa fraîcheur comme si le New York de 1958, capté en direct, était resté éternellement présent. Dernier élément constitutif de Shadows : la musique. Pourquoi ? Tout simplement, parce que l’auteur et l’interprète est Charles Mingus qui improvise en compagnie de Shafi Hadi, son saxophoniste de l’époque. Tout au long des images Mingus fait tellement corps avec Shadows qu’on finit par ne plus savoir si c’est la musique qui accompagne les plans ou l’inverse. Dans un cas comme dans l’autre, le phrasé, la sonorité, la pulsation, le rythme de Cassavetes comme de Mingus font merveille. Là encore, parenté avec le jazz qu’il reprendra dès son film suivant, Too Late Blues, sans parler de la série télé Johnny Staccato où il interprète le rôle-titre.» Thierry Jousse


LET’S GET LOST (1988) de Bruce Weber

Etats-Unis – 35 mm et DCP – NB – 120 mn Distribution : Wildbunch
Interprétation : William Claxton, Dianna Vavra, Jack Tucker, Carol Baker, Chet Baker...
Compositeur de la musique : Chet Baker

SYNOPSIS

Let’s get Lost évoque la vie du célèbre trompettiste Chet Baker qui défraya la chronique dans les années 50. Le film décrit l’itinéraire du musicien, de l’Oklahoma à la Californie, de New York à l’Europe. Sa famille, ses amis et des musiciens du mouvement jazz de la Côte Ouest font partie du voyage et nous suivrons le grand jazzman jusqu’en 1987, un an avant sa mort.

SUR LE FILM

A travers les témoignages de ses proches, grâce à des extraits de films, à des concerts filmés, on découvre un homme extraordinairement beau, virtuose inspiré et novateur allant de succès en succès, reconnu comme un pair par les plus grands (Stan Getz, Charlie Parker, Gerry Mulligan…). On s’attarde aussi sur l’autre visage de Chet Baker, complètement accro à la drogue, dont le reste de la vie fut une bataille contre cette «dépendance». Son style de vie fût très erratique, combinant des moments musicaux merveilleux et des épisodes personnels douloureux. Plus encore que ses confessions sur sa vie privée, ce sont le souffle, le son toujours superbe, le chant évanescent, la plainte de ce musicien disloqué, détruit par la drogue, qui s’imposent. Ce portrait de Chet Baker mi-ange, mi-démon, cabossé par la vie se révèle bouleversant et unique.


THE CONNECTION (1961) de Shirley Clarke

Etats-Unis - DCP - NB - 103 mn – version restaurée - Distribution : Les films du Camélia
Interprétation : Warren Finnerty, Carl Lee, Garry Goodrow et le Freddie Red Quartet avec Jackie McLean
Compositeur de la musique : Freddie Red Quartet avec Jackie McLean

SYNOPSIS

Premier long métrage de Shirley Clarke, The Connection reste à ce jour un des plus grands succès du New American Cinema. Censuré à New York pour obscénité, le film pose un regard inédit pour l’époque sur la marginalité en réunissant, le temps d’un huis-clos brechtien, un cinéaste blanc, des musiciens de jazz et des toxicomanes.

SUR LE FILM

Figure majeure du cinéma indépendant américain, Shirley Clarke laisse derrière elle une filmographie riche de ses engagements dans une société américaine en plein bouleversement. Co-fondatrice de la Film-Makers’ Cooperative à New-York avec Jonas Mekas, Shirley Clarke compte parmi les acteurs les plus actifs dans la défense d’un cinéma libéré du modèle de production Hollywoodien. Avec The Connection (1961), The Cool World (1963) et Portrait of Jason (1967), Shirley Clarke développe un cinéma en prise directe avec la réalité sociale de son pays pour dresser le portrait de ses marges : musiciens de Jazz, drogués, afro-américains ou encore prostitués. Après une longue période d’expérimentations vidéo, la cinéaste signe avec Ornette : Made in America (1985) son retour au long métrage et renoue avec son intérêt toujours avéré pour le Jazz.


BIRD (1988) de Clint Eastwood

Etats-Unis - DCP – Couleur – 161 mn – Distribution : Warner bros.
Interprétation : Forest Whitaker (Charlie Parker dit Bird), Diane Venora (Chan Parker), Michael Zelniker (Red Rodney), Samuel E. Wright (Dizzy Gillespie)...
Festival de Cannes 1988 : Prix d’Interprétation Masculine (Forest Whitaker)

SYNOPSIS

Bird est une interprétation cinématographique de la vie de Charlie «Yard Bird» Parker, jazzman visionnaire et musicien accompli qui éleva le saxophone à un niveau d’expression inédit. Le film dépeint alternativement la jeunesse et la maturité de cet homme et de ce créateur de génie, sa carrière et ses drames personnels…

SUR LE FILM

« Encouragé par la réception de Josey Wales et de Honkytonk Man, Clint Eastwood décida de se lancer un vrai défi, de revenir à l’une de ses passions, le jazz, et troqua un nouveau Dirty Harry contre la possibilité de faire Bird, une biographie de Charlie Parker. Le résultat frappe d’abord par son ambition, son audace, son intégrité. Bird est un film qui, par sa longueur, ses partis pris visuels et esthétiques, refuse de se plier aux diktats formels du téléfilm, cancer qui ronge un grand nombre d’oeuvres suréclairées, découpées pour passer sur le petit écran, dramatisées en fonction des éventuelles coupes publicitaires. Comme dans Pale Rider, la photographie est très audacieuse, le film baignant dans une atmosphère nocturne très violente que Eastwood n’essaie jamais d’affadir. Certains experts, bien sûr critiquèrent les options musicales, Eastwood ayant gardé les solos de Parker et réenregistré tous les musiciens autour. On peut regretter que Miles Davis et Dizzy Gillespie aient été remplacés par des musiciens actuels, mais on peut aussi comprendre les options de Eastwood refusant de conserver un son qui donnerait une connotation passéiste, historique au film (les sections rythmiques souffrant terriblement des enregistrements de l’époque), pour toucher un public qui ne soit pas seulement constitué d’amateurs de jazz.» Jean-Pierre Coursodon et Bertrand Tavernier

 


LE DÉPART (1967) de Jerzy Skolimowski

Belgique - DCP - NB - 93 mn - Distribution : Malavida Films
Interprétation : Jean-Pierre Léaud, Catherine-Isabelle Duport, Jacqueline Bir, Paul Roland, Leon Dony, Lucien

SYNOPSIS

Marc a 19 ans. Garçon coiffeur, il aime les voitures et veut participer au départ d’un rallye qui va
avoir lieu dans deux jours. Il a 48 heures pour trouver une voiture ou de l’argent pour se la procurer...

SUR LE FILM

« Film d’une incroyable liberté, très impro jazz, style musical que Skolimowski aime tout particulièrement. Komeda signe une partition légère et envoûtante qui épouse parfaitement la mise en scène de Skolimowski et le jeu de Jean-Pierre Léaud. Komeda, qui a été le premier, avec son sextuor, à faire du modern-jazz en Pologne, a commencé à travailler pour le cinéma avec Roman Polanski. En une dizaine d’années, il écrit une soixantaine de partitions, utilisant la musique de film pour se livrer à des expérimentations sonores et à l’exploration de nouveaux territoires musicaux, ce que ses différents ensembles de jazz ne lui permettent pas de faire. Il travaille ici avec le trompettiste Don Cherry et le saxophoniste Gato Barbieri, livrant une partition qui court de façon quasi ininterrompue de la première à la dernière image. Si certains thèmes reviennent régulièrement, Komeda varie les ambiances et marie les styles, de l’impro free-jazz la plus endiablée à des moments plus classiques, flirtant même avec la variété le temps d’une chanson interprétée par Christiane Legrand. » Olivier Bitoun, DVD Classik


LE TRIOINVITE

KARIM GHERBI (contrebasse), LAURENT MARODE (piano) et ABDESSLEM GHERBI (batterie)
Jazz et cinéma. A travers ces deux expressions contemporaines, le TrioInvite a trouvé un territoire de prédilection. Depuis plusieurs années déjà, il compose pour le cinéma muet en partenariat avec l’ADRC. Ce travail lui a permis de faire revivre la magie des grands films du répertoire (Les Deux Orphelines de Griffith, L’Aurore de Murnau ou encore quelques puissantes comédies dont Harold Lloyd est le héros...). Le cinéma devient un lieu de spectacle vivant. Sa récente tournée aux Etats-Unis à travers des dizaines de clubs de jazz légendaires s’est soldée par l’enregistrement d’un premier album Grits and Groceries (avril 2011 - Black’n Blue), qui s’approprie avec brio et audace un jeu hérité des plus grands noms du Jazz traditionnel.
Avec les concerts-conférences, le TrioInvite met à l’honneur des musiciens invités tels que David Sauzay, Ronald Baker ou Larry Browne autour de films comme Ascenseur pour l’échafaud de Louis Malle ou Let’s get lost de Bruce Weber. A l’occasion de l’hommage John Cassavetes, Le TrioInvite et David Sauzay proposent de réécouter Shadows. Ces concerts ponctués d’analyses, d’exemples, de comparaisons et d’anecdotes mettent en lumière des grands moments de l’histoire du jazz et du cinéma. Quand Mingus improvise avec Cassavetes…Quand Miles improvise pour Louis Malle…


LEURS INVITÉS

DAVID SAUZAY (sax ténor, flûte)
Après un parcours solide qui a vu David Sauzay fréquenter Mulgrew Miller ou Carla Bley, s’impliquer dans les projets de ses compagnons Fabien Mary (four & four) ou Mourad Benhammou (l’excellent Perk’s Snare), David Sauzay est désormais un musicien reconnu. Et si Charles Aznavour ou Kyle Eastwood font appel à lui, c’est bien parce qu’il incarne un professionnalisme indiscutable. Mais il possède une autre dimension, celle d’un leader aux projets inventifs, comme en témoignent chacun de ses disques, tous travaillés avec des problématiques différentes. Car pour un artiste, enregistrer, c’est donner le jour à un projet spécifique. C’est inscrire son inspiration dans un cadre précis où se croisent des compositions et des musiciens sélectionnés pour le sens qu’ils prennent ensemble.(...) Jean Szlamowicz Jazz Hot & Down Beat.

RONALD BAKER (trompette, chant)
Trompettiste et chanteur, né à Baltimore (U.S.A.) le 21 novembre 1968. Il étudie avec Donald Byrd, Kenny Davis, Jj Johnson, John Faddis. Influences Musicales : Freddie Hubbard, Miles Davis, Lee Morgan, Al Jarreau, George Benson...
Disques : Ronald Baker quintet (Eyes on the tradition, 1997), Opossum Gang (1997), Ronald Baker quintet (Live à la Coursive, 1999), Ronald Baker quintet (Spirit of the blues, 2001), Ronald Baker quintet (Five For Fun, 2003), Ronald Baker quintet (Endless Story, 2007), Ramon Fossati sextet (Callin’ the spirits, 2007).

LARRY BROWNE (trompette, chant)
Arrivé tout droit de New York et installé à Paris depuis septembre 1999, le vocalistetrompettiste américain Larry Browne est depuis longtemps associé à ses célèbres amis vocalistes “Little” Jimmy Scott et Mark Murphy qui l’ont invité maintes fois à les rejoindre sur scène ainsi que l’ont fait les grands jazzmen Clark Terry, Doc Cheatham et Junior Cook. Le volume de son répertoire de plus de 400 titres comprend les grands standards américains de Gershwin, Porter, Kern, Loesser, Rodgers & Hart, Harold Arlen, les bossa novas de Jobim, les compositions de Duke Ellington et des autres maîtres de la mélodie. Il y ajoute ses propres compositions originales joliment orchestrées qui sont uniques et qui pourtant sonnent déjà comme des standards.

CONTACTS

ADRC
Rodolphe Lerambert et Anne Rioche
Tél : 01 56 89 20 30
E-mail : patrimoine@adrc-asso.org

TRIO INVITE
Karim Gherbi
Tél : 06 20 62 02 86
E-mail : karimgherbi@yahoo.fr

CINÉ CONFÉRENCE EN QUINTET

L’ADRC et le TrioInvite composé de Karim Gherbi (contrebasse), Laurent Marode (piano) et Abdesslem Gherbi (Batterie) présentent un nouveau concept jazz et cinéma. Un concert‑conférence en Quintet autour de cinq films disponibles auprès de l’ADRC :

  • Ascenseur pour l’échafaud de Louis Malle
  • Shadows de John Cassavetes
  • Let’s get lost de Bruce Weber
  • The connection de Shirley Clarke
  • Bird de Clint Eastwood
  • Le Départ de Jerzy Skolimowski

Avec les concerts-conférences, le TrioInvite met à l’honneur deux invités, tels David Sauzay, Ronald Baker ou Larry Browne. Ces concerts qui précédent la projection du film, sont ponctués d’analyses, d’exemples, de comparaisons et d’anecdotes qui mettent en lumière des grands moments de l’histoire du jazz et du cinéma.

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