Les Amants du Pont-Neuf
Été 1989, le Pont-Neuf est fermé pour travaux. C’est là que dorment Alex, un jeune clochard cracheur de feu, et Hans, un vieux mendiant. Une nuit, ils y découvrent une belle endormie.
Avec Les Amants du Pont-Neuf (1991), Carax filme l’amour fou à sa marge, sur ce Pont-Neuf, vecteur spatial et temporel de tous les films du cinéaste, reconstitué, après de nombreuses péripéties, avec panache et fracas, près de Montpellier. Abri et prison, ruine et splendeur, utopie et sarcophage, celui-ci est le témoin autant que la scène à ciel ouvert de la passion dévorante entre un clochard touche-à-tout (Lavant) et une peintre menacée de cécité (Binoche, pour son dernier film avec le cinéaste).
Jérôme d’Estais