La Femme du dimanche
Garrone, un riche architecte turinois, a été retrouvé mort chez lui. L’inspecteur Santamaria est chargé de l’enquête. Originaire d’une famille modeste du sud de l’Italie, il navigue avec difficulté dans la haute bourgeoisie de Turin. Les suspects sont nombreux : Anna-Carla Dosio, la veuve désoeuvrée d’un industriel, oisive et séduisante, Massimo Campi, un ami homosexuel de Garrone et Lello Riviera, son amant, un petit fonctionnaire, sont tour à tour soumis aux questions pertinentes de Santamaria. L’assassinat de Riviera, qui menait sa propre enquête, brouille les pistes...
C’est un film policier, mais c’est surtout un film sur un milieu turinois qui existe vraiment. C’était un roman à clés, c’est un film à clés. Chaque personnage a sa propre identité. Les italiens reconnaissent très bien Turin qui est une ville étrange, une ville où il y a 700.000 Siciliens et 300.000 Turinois : les Siciliens sont les pauvres, les Turinois sont les riches, les siciliens sont les exploités et les Turinois sont les exploiteurs, et c’est une ville où il y a une tension absolument extraordinaire. Et tout ça c’est l’univers du film.
Jean-Louis Trintignant