Les Frissons de l'angoisse
Un jeune pianiste est le témoin impuissant d’un meurtre. Il devient la cible de l’assassin et décide de mener son enquête.
"Dario Argento recrée Turin comme la ville de l’Illusion d’optique (clef de l’intrigue),autrement dit il en fait un espace - en cela baroque - où la géométrie plane visible recèle toujours une profondeur cachée."
Hélène Frappat"Sans doute, Ricciotto Canudo (1877-1923) aurait-il été ravi des « folies » de son futur compatriote Dario Argento. En effet Canudo, qui vécut la naissance du cinéma, le célébra en visionnaire et le baptisa du nom de Septième art, aurait vu dans Les Frissons de l'angoisse par exemple, cette cathédrale réunissant ce qu'il nommait les Arts du temps (la musique principalement, ici celle devenue célèbre des Goblin) et les Arts de l'espace (essentiellement l'architecture, ici cette somptueuse demeure Art Nouveau qui recèle le coeur du secret)."
Bernard Benoliel
Pourquoi il faut le (re)voir : Digne héritier de Bava et d'Hitchcock, Argento transforme son enquête policière en vertige visuel, comme une plongée dans un tableau. Hanté par les vestiges du passé qui ressurgissent tels les films dont il s'inspire, le film invite le spectateur à devenir détective autant que témoin. Le chef-d'oeuvre absolu du maître du giallo où chaque visionnage apporte une strate supplémentaire à ce gigantesque puzzle symbolique.
Victor Norek
Ce titre fait partie du Ciné-Club d'Halloween proposé par l'ADRC.