Mort d'un pourri
Par amitié, Xavier Maréchal accepte d’aider le député Dubaye, et cache un dossier compromettant. Des tueurs se lancent alors à ses trousses pour récupérer ces documents…
Comme Le Septième Juré (autre réussite « sérieuse » de Lautner) Mort d’un pourri est un film sur le dégoût, traité sur le mode du thriller d’action. Ni flic ni truand mais fier justicier évoluant parmi les nombreux « pourris » du film Delon est convainquant au cœur de cette ténébreuse affaire menée tambour battant. Comme d’autres polars de cette époque Mort d’un pourri parvient à capter les transformations urbanistiques de la capitale et Lautner dans ses choix de décors modernes, froids et déshumanisés, vise juste. Le film offre une riche galerie de personnages grotesques, minables ou inquiétants qui existent le temps de quelques scènes grâce à leurs interprètes : Daniel Ceccaldi, Julien Guiomar, François Chaumette, Klaus Kinski plus plein de « gueules » et seconds couteaux du cinéma français de cette époque. Sans oublier le grand Maurice Ronet, copain de Delon et son double pervers dans trois films : Plein soleil, La Piscine et celui-ci.
Olivier Père, Arte