Aller au contenu principal
Hommage Publié le 02/09/2026

Jean-Paul Rappeneau

L'ADRC est en deuil

C’est avec une profonde émotion que la Présidence, les administrateurs et l’équipe de l’ADRC ont appris la disparition de Jean-Paul Rappeneau ce 1er septembre 2026. 
Le cinéaste a été activement aux côtés de l’ADRC pendant plus de 10 ans, entre 1990 et 2000, comme Président du Conseil d’orientation puis du Conseil d’Administration, avant que Patrice Leconte ne lui succède à cette fonction.

Jean-Paul Rappeneau a tourné huit films, dont une grande partie a été mis à l’honneur par l’ADRC lors d’une rétrospective en 2018. Il a profondément marqué l’histoire du cinéma français par une œuvre à la fois populaire et singulière, où la comédie et l’aventure se conjuguent dans un même élan de générosité et d’élégance.  

Il incarnait un certain panache du cinéma français, capable de concilier l’exigence et le perfectionnisme du cinéma d’auteur avec le désir constant de s’adresser au plus grand nombre et de faire vivre une expérience populaire en salle.

C’est précisément autour de cette noble conception de l’expérience cinématographique que le parcours de Jean-Paul Rappeneau a si bien épousé les missions de l’ADRC. Dans les années 1990, il a ainsi mis son expérience, son engagement et son profond sens de l’intérêt général au service de l’Agence, contribuant avec conviction à sa consolidation et son développement. 
En 2021, Jean-Paul Rappeneau avait chaleureusement accepté notre invitation à venir présenter son film Le Sauvage au Grand Action, à Paris, à l’occasion de notre festival Play It Again !. Ce moment privilégié reste gravé dans la mémoire de toutes celles et ceux qui ont eu la chance d’y assister.

La Présidente, le Conseil d'Administration et toute l'équipe de l'ADRC adressent à sa famille et ses amis ses plus sincères condoléances. 


En 1992, Jean-Paul Rappeneau s'entretenait avec La Revue du cinéma à l'occasion de la chronique "Tous comptes faits". Retrouvez ci-après quelques extraits exclusifs témoignant de son implication en faveur du cinéma dans sa diversité, sur tous les territoires et pour tous les publics.

« Une synergie est indispensable entre ceux font les films et ceux qui les montrent – de même qu’il y a un rapport évident entre le désir de faire un film et le désir qu’il soit vu. Collaborer avec l’exploitation est à mes yeux nécessaire, surtout lorsqu’on examine la situation du cinéma français. Nous pouvons éviter de subir l’évolution qui se constate dans d’autres pays d’Europe où, lorsque les salles disparaissent, les créateurs disparaissent eux aussi. »

« La plupart de mes collègues ne savent pas ou ne savent pas suffisamment quel travail est fait par l’équipe de l’Agence pour moderniser les salles, leur aménagement, leur technique, pour en créer de nouvelles là où on en manquait, pour permettre d’obtenir plus vite les copies de films dont elles ont besoin, pour satisfaire le public dans les zones traditionnellement les moins favorisées par les mécanismes de distribution commerciale.  »

« L’État et le Département s’associent pour satisfaire les besoins de l’exploitation et du public : animation, nouvelles manifestations, aides aux salles, promotions des films etc. Il s’agit bien d’une reconnaissance du rôle culturel de la salle – et en même temps de son rôle premier dans l’économie du cinéma par rapport aux autres supports du film (vidéo, télévision). »