Princess Bride
Un grand-père vient rendre visite à son petit fils malade et lui propose de lui lire un livre. L’enfant, qui aurait préféré continuer de jouer aux jeux vidéo, rechigne à écouter une histoire. Son grand-père lui promet alors du sport, de l’aventure, des combats, du suspense et l’amour vrai. Il était une fois une jeune femme nommée Bouton d’or et son valet de ferme…
L’intelligence de Reiner est précisément d’avoir gommé toute lourdeur dans le comique le plus outrancier. Rob Reiner opte pour une élégance et une légèreté d’écriture qui font souvent penser à “l’understatement” anglais ou aux films de Danny Kaye (La Vie secrète de Walter Mitty en particulier). La mise en scène, on pourrait même dire la chorégraphie, de Rob Reiner a su retenir ce qu’il y avait d’aérien dans les films de cette époque (on pense bien sûr aux pirouettes et aux acrobaties des Aventures de Robin des bois). Les personnages du conte ne semblent plus liés au sol par la pesanteur. Ils rebondissent littéralement et le film cultive cette idée de légèreté des corps dans plusieurs séquences.
Laurent Vachaud, Positif, mai 1988