La Loi du désir
Pablo, metteur en scène célèbre, est amoureux de Juan mais les relations entre les deux hommes sont difficiles. Pour tenter de l’oublier, il se précipite dans des aventures passagères et devient l’amant d’Antonio. Mais celui-ci se révèle très vite excessivement possessif. La passion tourne au thriller tandis que réapparait Tina, la sœur de Pablo, qui, autrefois, était un garçon…
Pourquoi il faut le (re)voir : Almodóvar s’abandonne à un vertige passionnel où la fiction et la vie se consument sur le même autel. C’est un film de sang, de sueur et de larmes, porté par une audace formelle qui fait du désir l’unique loi de l’existence. Un sommet de mélodrame punk et incandescent.
Romain Burrel
Ce titre fait partie du Ciné-Club des Fiertés proposé par l'ADRC.
Pedro Almodóvar écrit La Loi du désir en même temps que Matador, et reconnaît que les deux histoires ont beaucoup en commun : « Dans Matador, je parle du désir sexuel, qui est une chose concrète, d’une façon très abstraite, très métaphorique, et dans La Loi du désir, je parle du désir, qui est une chose très abstraite, d’une manière très concrète, très réaliste. Évidemment, le désir et le plaisir sont en même temps deux choses très liées, il y a même un moment où elles coïncident. Ces deux films sont comme les deux facettes d’une même pièce, je les ai tournés pendant la même année.
Frédéric Strauss
Conversations avec Pedro Almodóvar, Cahiers du cinéma