La Jeunesse de la bête
Après la découverte des cadavres d’un agent de police et d’une call-girl, les autorités officielles concluent rapidement à un double suicide. Mais un ancien collègue du défunt, l’ombrageux et implacable Joji Mizuno, suspectant qu’il s’agit d’un meurtre, décide d’infiltrer la mafia afin de remonter la piste des responsables de ce mystérieux assassinat…
Sorti quelques mois à peine après Détective Bureau 2-3, et produit la même année (1963), La Jeunesse de la bête en apparaît comme le versant sombre, plus sérieux et violent. Car si les deux films partagent un même acteur principal (Joe Shishido) et une intrigue assez proche (celle d’une infiltration au sein de gangs de yakuzas), La Jeunesse de la bête délaisse l’humour de son faux jumeau, tranchant par le sadisme de ses mafieux raffinés et ses étonnants moments de brutalité irruptive et sarcastique, qui semblent parfois anticiper celle de A History of Violence de David Cronenberg.