Les Roseaux sauvages
En 1962, en pleine guerre d’Algérie, alors que les attentats OAS se multiplient, l’arrivée d’un garçon pied-noir exilé vient bouleverser la vie paisible de l’internat du lycée de sud-ouest de la France où il est accueilli. C’est l’année du premier bac, le dernier trimestre et la promesse de l’été…
Pourquoi il faut le (re)voir : Téchiné se souvient de sa jeunesse et livre un grand film d’apprentissage, où la guerre d’Algérie vient troubler l’éveil sensuel des corps adolescents. La caméra, d’une fluidité nerveuse, capte le vent dans les arbres, les conséquences d’une guerre absurde et le tumulte des cœurs avec une justesse bouleversante. Une épopée de l’intime solaire et déchirante.
Romain Burrel
Ce titre fait partie du Ciné-Club des Fiertés proposé par l'ADRC.
C’est l’une des œuvres les plus parfaites d’André Téchiné. Pour la première fois, le cinéaste de l’ambiguïté destructrice et des complexes troubles signait un film sur l’acceptation et la lucidité. Chacun de ses personnages s’est lancé un défi : tout assumer.