Aller au contenu principal
Votre navigateur est obsolète. En conséquence, ce site sera consultable mais de manière moins optimale qu'avec un navigateur récent.
> Mettre à jour son navigateur maintenant.
Rétrospective Publié le 24/06/2019

Kenji Mizoguchi

Rétrospective en 8 films

Capricci Films propose à partir du 31 juillet une rétrospective consacrée à l'un des maîtres du cinéma japonais, Kenji Mizoguchi. 8 grands films des années 1950, dont 4 ont été restaurés en 4K (Les Contes de la lune vague après la pluie, L’Intendant Sansho, Les Amants crucifiés et La Rue de la honte) retrouvent le chemin des salles avec le concours de l'ADRC. 

 

L’oeuvre de Mizoguchi se visite comme un champ de ruines, la plupart de ses films des années 1920 et 1930 ayant été perdus ou détruits. On peut toutefois suivre la lente cristallisation d’un style qui atteint son apogée dans la toute dernière période, celle des grandes oeuvres des années 1950. [...]

Divers courants traversent cette oeuvre : études sociales (L’Élégie
de Naniwa
), drames historiques (L’Impératrice Yang Kwei-Fei,
1955), mélodrames (Flamme de mon amour, 1949), portraits d’artistes
(Cinq femmes autour d’Utamaro, 1946), évocations de la prostitution
(Les Musiciens de Gion, 1953), jusqu’à cette merveilleuse exception
de Contes de la lune vague après la pluie (1953), sa seule incursion
dans le domaine du fantastique – des courants et une constante, celle
de la place centrale ou stratégique des femmes.

Le cinéaste ne se contente pas de prendre leur parti, mais montre avec une précision implacable la place à laquelle les assigne, sous le vernis des apparences, l’ordre social : celle d’un prolétariat réductible à l’état de denrée monnayable ou d’objet d’agrément. Dans les films de Mizoguchi, le dernier degré du rapport de classes n’est jamais que la division des sexes.

Mathieu Macheret

Des rencontres en salles avec Mathieu Macheret sont proposées à des conditions aménagées. Nous contacter