Aller au contenu principal

René Clément

rétrospective en 10 films

L'ADRC et Le Festival La Rochelle Cinéma (FEMA) s'associent et présentent une rétrospective consacrée à René Clément, cinéaste novateur qui a marqué l’histoire du cinéma français d’après-guerre. L’occasion de redécouvrir ses chefs-d'œuvre (La Bataille du rail, Jeux Interdits, Plein soleil...)  ainsi que d’autres grands films plus méconnus.

 

Depuis ses premiers films et jusqu’à l’heure de faire le bilan de sa carrière, René Clément a constamment revendiqué la liberté d’expression et l’expérimentation. « Chaque nouveau sujet constitue pour moi une nouvelle expérience tant créatrice que technique », déclarait-il. Avant même de faire son premier long métrage, il avait mené à bien l’entreprise invraisemblable consistant à tourner au Yémen en caméra cachée et en couleurs (L’Arabie interdite, 1938). Avec La Bataille du rail, récompensé au Festival de Cannes, et Au-delà des grilles, qui lui valut son premier Oscar, il s’est acquis une réputation internationale de cinéaste associé au néoréalisme - le «Rossellini français », pour la critique italienne des années 1950. Le goût du vérisme est patent aussi dans Gervaise, à travers la brillante reconstitution du Paris décrit par Emile Zola. Loin de vouloir s’enfermer dans cette tendance, René Clément invente la « déchronologie » - dont Alain Resnais s’inspirera plus tard -, dans Le Château de verre, un film empreint d’onirisme et très stylisé. Son sens de l’humour, manifesté de bonne heure (Soigne ton gauche,1936) se déploie sous de nouvelles formes à travers la veine satirique de Jeux interdits et la comédie « à l’italienne » qu’est Quelle joie de vivre. Par ailleurs, l’art du suspense qu’il avait déjà montré dans Les Maudits (où l’on trouve l’origine de la célèbre scène de la douche de Psychose) lui permettra d’atteindre un nouveau sommet avec Plein soleil, son film le plus largement diffusé à travers le monde jusqu’à présent, admiré par des cinéastes comme Polanski, Scorsese et Kieslowski. À l’étape suivante, Clément adopte une démarche postmoderne avant la lettre, et une forme de plus en plus baroque (Les Félins, Le Passager de la pluie ...). La variété et l’envergure des pistes artistiques qu’il aura explorées fait de lui un cas unique dans l’histoire du cinéma français.

Denitza Bantcheva
Extrait du texte pour le document d'accompagnement ADRC

Ecrivain et critique, Denitza Bantcheva est membre du comité de rédaction de la revue Positif. Elle a publié des monographies de référence sur Jean-Pierre Melville, Joseph Losey et René Clément aux Éditions du Revif, ainsi que des romans, des nouvelles et des poèmes. Elle a par ailleurs dirigé de nombreux ouvrages collectifs et donne régulièrement des conférences.

 

Vous êtes exploitant et adhérent à l'ADRC  ?
> Diffusion ADRC en DCP et sur Cinego.net (sur certains titres)
> Document d'accompagnement disponible gratuitement pour les salles et les publics : distri-service.com
> Rencontres et débats proposés à des conditions aménagées avec des intervenants spécialistes de l'oeuvre de René Clément :
Denitza Bantcheva ; Noel Herpe ; Sylvain Lefort ; Luc Larrriba

Rétrospective en 10 films
présentée par l'ADRC
en partenariat avec
le Festival La Rochelle Cinéma 
avec le concours de
la Fondation René Clément,
des ayants droit et distributeurs,
au cinéma prochainement !

Films du cycle